A signaler cette chronique de Jean-Michel Dumay intitulée “
Ajouter de la valeur autrement ” publiée dans la livraison du Monde datée 23-24 novembre 2008.
Je note, en particulier, que valoriser devrait consister à “
réfléchir à ce qui fait la valeur des choses et leur fixer un prix, qui n’est pas la seule addition des coûts“. Effectivement. Mais cela implique d’effectuer une véritable révolution copernicienne. Celle consistant à sortir de la logique de l’offre qui caractérise l’ére industrielle pour en revenir à une logique de la demande. ce qui est le problème actuel. Ce que confirme d’ailleurs la suite de la chronique.
En attendant, il faudrait, signale l’auteur “
insister sur l’apport de la contrepartie, son originalité, sa spécificité. Autrement dit, faire en sorte qu’au moment de l’échange, l’on pense davantage à ce que l’on gagne (ce qui suppose, pour l’acheteur, de bien savoir ce qu’il cherche), avant de se morfondre à voir ce que l’on perd (l’argent). Ce pourrait être une hygiène de vie“. En fait, ce devrait être l’hygiène de vie, mais de toute évidence, nous n’y sommes pas, l’offre jouant le marché captif à fond (la vente quasiment à perte du bien et la surfacturation du consommable comme le pratique si bien les secteurs des nouvelles technologies et de l’Internet, en général, et de la téléphonie mobile en particulier).
Et pourtant, on touche là à l’essentiel. En citant l’exemple des épiceries de proximité et le livre d’Alexis Roux de Bézieux et de Thomas Henriot (”
L’Arabe du coin “, Paris, Dilecta, 2008), on voit bien que ce qui est en jeu dans cette production de valeur, ce n’est plus de l’économique, mais de l’humanité.
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